04 mars 2009
FUSION
Déclaration CGT au Comité de Groupe exceptionnel du 3.03.09
La CGT revient avec force sur l’opération en cours. Vous nous avez dit et répété avec insistance que nous étions jusqu’au 26.02 dans la phase de pré étude et de valorisation des entités. Durant cette période, vous avez demandé aux Organisations Syndicales la plus grande discrétion. Or, au fil de l’enchainement des articles de presse, nous avons appris avec étonnement un changement de cap radical. Nous n’étions plus dans la phase de valorisation mais dans un processus de fusion orchestré par le gouvernement.
Pourquoi ces principes de confidentialité n’ont-ils pas été respectés par les décideurs ? Et puisque les règles du jeu ont changé entre temps, pourquoi les salariés (face aux clients sociétaires) et leurs représentants n’ont-ils eu aucunes informations ?
Le schéma retenu inclut une intervention financière de l’Etat. Cette intervention est « accompagnée » par la nomination de M. Pérol. S’il nous semble logique qu’un investisseur souhaite avoir un droit de regard, pourquoi d’autres banques ont-elles bénéficié de l’intervention financière de l’Etat sans qu’on impose à leurs têtes un Haut Fonctionnaire ? Sommes-nous à ce point les cancres de la classe pour avoir autant besoin d’un tuteur ? De plus, que signifie le choix d’un représentant de l’Etat face à celui d’actions sans droits de vote ?
Qu’adviendra-t-il du vote unanime (selon la presse) du Conseil d’Administration de la BFBP concernant la nomination de M. Pérol si la commission de déontologie donnait un avis défavorable ?
Les Banques Populaires ont un riche passé coopératif.
Ce passé doit être réactivé pour ce nouvel ensemble et pour revenir aux activités bancaires de base qui sont les siennes dans un contexte coopératif.
Le législateur doit définir un pôle social afin que les salariés, comme les sociétaires copropriétaires, puissent impérativement et réellement participer à la vie d’une Banque coopérative.
Les Banques Populaires sont des banques coopératives, donc différentes des Groupes bancaires de type capitalistique. Elles sont principales voire essentielles au monde économique européen d’aujourd’hui, mais elles ne doivent pas fonctionner et exister uniquement par et pour la rentabilité financière. Comme nous, nos clients sont attachés à notre modèle coopératif. Le professionnalisme des exploitants doit être le reflet du conseil et non de la recherche impérieuse du gain. Le développement de la PME, des artisans, des commerçants, des collectivités locales… passent par elles ET le maintien de plus de 100.000 emplois des trois Groupes en est le levier. L’autre levier est celui de revaloriser les salariés au travers d’une gestion humaine de leur emploi.
Pour conclure, la CGT demande des garanties de la part de l’équipe dirigeante et du gouvernement pour que la Nouvelle Entité
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